samedi 21 décembre 2013

Bonjour,
Très prise par le travail, je ne viens plus du tout sur le blog. Ca sera donc mon dernier post.
Excellentes fêtes de fin d'année à tous.
Votre traductrice

jeudi 4 avril 2013

Arrêt sur image: Athènes




mardi 2 avril 2013

Une page se tourne

Le journal Ta Nea rapportait hier une bien triste nouvelle, la fermeture de la librairie Estia fondée il y a 128 ans par les éditions du même nom. La crise frappe aussi la culture...
http://www.tanea.gr/news/culture/article/5009405/kleisto-gia-prwth-fora-ystera-apo-128-xronia-to-bibliopwleio-ths-estias/

 "Kleista gia panta", Fermé pour toujours. Une devise qui s'applique aux 200 000 entreprises grecques qui ont mis la clé sous la porte depuis 2011.

lundi 24 décembre 2012

Auguri!

Καλές γιορτές σε όλους!


mardi 13 novembre 2012

Le Grec, nouveau lépreux?

Depuis le début de la crise, plusieurs dizaines de milliers de Grecs ont quitté leur pays. Quatre décennies après la dictature des Colonels, les Grecs sont de nouveau poussés à l'exode. L'Allemagne constitue pour la majorité d'entre eux une destination de choix, suivie de près par le Royaume-Uni. D'autres mettent le cap sur la France. Ce fut le cas d'un couple d'amis, Yorgos et Anna*. Issus de milieux francophiles, le choix de la France comme terre d'expatriation s'était imposé à eux. Amoureux de la France, volontaires et plein d'allant, ils posèrent donc leurs valises dans mon pays de naissance. Yorgos trouva rapidement un emploi bien rémunéré, ce qui devait faciliter leurs recherches de logement. D'autant qu'ils se trouvaient dans une ville de province, loin de Paris et de ses 100 candidats pour un logement. C'est pourtant désemparée qu'Anna me contacta un soir. Elle ne comprenait pas pourquoi disposant de revenus huit fois supérieurs aux loyers demandés, ils n'étaient éligibles pour aucun appartement, se faisant systématiquement refouler des agences immobilières. Au bout de plusieurs semaines, ils purent enfin visiter un petit appartement mis en location par des particuliers et leur dossier fut retenu. Pour obtenir les clefs, il ne leur manquait plus qu'un contrat d'assurance habitation. Une formalité. Ou pas. Le premier assureur exigeait une longue liste de justificatifs assez inédits ainsi que les bulletins de salaire et l'avis d'imposition de leurs garants. Compte tenu des délais de traduction, le logement allait leur filer sous le nez. Le second assureur acceptait de les assurer à condition qu'ils hypothèquent leur logement d'Athènes. Dans une impasse, abattus et choqués, Yorgos et Anna refirent leurs valises, direction la Grèce.
Durant leur séjour en France, rien ne leur fut épargné. En 2012, en France, le Grec semble être le nouveau lépreux, enfin certainement un vandale et assurément un voleur. Après tout, c'est la télévision qui le dit... Quand les médias salissent sans discernement un peuple, il ne faut pas s'étonner de pareilles réactions chez le Français moyen, malheureusement plus souvent médiocre que moyen, convaincu en toute occasion de sa supériorité qu'il est, du reste, le seul à percevoir. (Il suffit de quelques expériences de vie à l'étranger pour se rendre compte que l'arrogance dont fait régulièrement preuve le citoyen français vis-à-vis d'autrui en dehors du territoire national ne révèle qu'un sérieux manque d'éducation et de lucidité. Mais cela est un autre débat.)
En 2006, mon meilleur ami grec avait obtenu un poste de chercheur en France. Pour se trouver un toit, il avait suivi le même parcours que Yorgos et Anna, à quelques détails près. Agences comme particuliers l'avaient cordialement accueilli. Chacun de ses coups de fil avait abouti à une visite. En quelques jours, il avait trouvé un appartement. Quant à la question de l'assurance habitation, elle avait été réglée en une dizaine de minutes. Dimitris s'était attiré la sympathie et la curiosité des Français qui l'avaient tout de suite adopté. A l'époque, le Grec jouissait d'une cote certaine. L'effet Nikos Aliagas? Pourquoi pas, quand la seule fenêtre sur le monde est la télévision, elle peut dans un sens comme dans un autre formater les esprits.
En 2012, la donne a changé. Un gouffre sépare ces deux expériences. Pourtant, le profil des personnes rencontrées par Yorgos, Anna et Dimitris était sensiblement le même: des individus ne connaissant la Grèce que de nom, la situant vaguement sur une carte, n'ayant jamais rencontré de Grecs auparavant, n'ayant donc a priori aucune raison de les aimer ou de leur en vouloir.
Je ne peux m'empêcher de faire le lien entre la propagande nauséabonde dont les Grecs furent l'objet dans les médias français ces dernières années et l'accueil qui fut réservé à mes amis. En 2006, le Grec est sympa, c'est presque une mascotte. En 2012, c'est potentiellement un brigand. Ah qu'il est facile de faire gober n'importe quoi aux pauvres esprits qui n'iront jamais plus loin que leur barrière, ne remettront jamais en question l'os rance qu'on leur donne à mâchouiller pour les occuper, avaleront goulûment tous les préjugés dont on les abreuve, et qui suivant les périodes auront donc toujours le mépris facile (et la langue bien pendue) pour tel ou tel groupe d'individus! Pour en avoir été témoin, je me suis rendu compte que mépriser le Grec en public n'est pas un acte honteux. Encouragés par les médias, convaincus durs comme fer que le Grec est un être vil, les réflexions racistes ne se cachent plus. Si salir un pays que l'on ne connaît pas n'est pas bien difficile, rétablir un semblant de vérité est nettement plus complexe. Face à la télévision, mes 10 ans d'expatriation en Grèce équivalent à 10 ans de claquettes sur la banquise. Ma connaissance intime de ce pays, ma maîtrise de la langue, mes séjours fréquents à Athènes pour raisons professionnelles et mes contacts quotidiens avec des Grecs ne sont rien face à une voix-off accolée à des images de Reuters. La description de scènes vécues lors d'un séjour prolongé à Athènes ne recueille que des moues dubitatives, voire des "à la télé, ils ne disent pas comme toi." Pour le Français moyen, le Grec est un voleur, point barre. Et s'il meurt de faim, ce n'est que justice. Après tout, il n'avait qu'à payer ses impôts. Alors, le ventre replet et la bouche pleine, sur une petite chorégraphie parachevant un spectacle aussi grotesque qu'obscène, on peut se moquer du Grec. Il est là pour ça, n'est-ce pas? Depuis trois ans, on assiste à l'exécution en règle d'un pays, on peut bien cracher sur ses ressortissants. C'est permis. Pour citer Ted Stanger, "l'individu le moins diplômé, le plus nul dans son travail, la risée de ses pairs" tirera toujours un plaisir extrême à fouler qui est déjà à terre, et n'aura alors pas grande difficulté à éprouver un quelconque sentiment de supériorité.
Yorgos et Anna, en dépit des tourments qui frappent leur pays, essaient de se reconstruire et d'oublier leur tentative d'expatriation avortée. Après un mois et demi passé en France où ils ont subi de nombreux outrages, ils avaient presque oublié ce que c'était que de vivre au milieu de gens souriants, ouverts et affables.
Les atermoiements autour du versement d'une nouvelle tranche d'aide ne risquent pas d'améliorer le sort des Grecs. On a tranché dans les salaires, les retraites, supprimé les primes, diminué les allocations, augmenté les impôts, créé d'autres impôts. Les charges des Grecs ont été démultipliées tandis que leurs ressources ont été tailladées. Il devient difficile de se soigner, à moins de faire la queue des heures durant devant plusieurs pharmacies. De toute façon, certains médicaments, notamment ceux contre le cancer, sont introuvables. D'autres sont fournis par des associations de Grecs des Etats-Unis et de Russie.
Ajoutez à cela une bonne dose d'insécurité, des agressions sauvages pour arracher des croix de baptêmes, des meurtres à l'arme blanche d'une boucherie inouïe dont le compte-rendu ferait vomir n'importe quel lecteur de Libération ou du Figaro. Des quartiers d'Athènes où il ne fait plus bon se promener lorsque l'on est une femme. Un comble pour la Grèce, pays de la féminité valorisée et exarcerbée, où la femme n'a pas à se masculiniser pour exister. J'ai récemment recueilli une touriste taïwanaise en pleurs, qui s'est accrochée à mon bras, terrorisée par ces hommes aux regards hallucinés agglutinés sur les trottoirs: "They look so mean". J'avoue que je n'étais pas très rassurée non plus et que cette rencontre était providentielle. Nous n'étions pourtant qu'à quelques encablures de la rue Athinas. Ghettoïsation d'une capitale associée à un retour massif vers les campagnes et les îles, appauvrissement, faim, manque de soins, le Grec est dans l'impasse.
Certains n'excluent plus un coup d'Etat. Faut-il en arriver là pour réveiller les consciences? L'avenir le dira.

* Les prénoms ont été modifiés.

mardi 21 février 2012

Appelez-moi Mademoiselle!

Ce titre charmant, pour moi symbole de jeunesse (éternelle), de grâce et d'élégance, va donc disparaître des documents administratifs français au profit du terne "Madame".
Sur les formulaires, nous ne serons plus toutes que des "Madame", quelle tristesse!
Je me souviens qu'à Rennes 2, en me remettant mon diplôme, la secrétaire était très gênée car y figurait le titre de "Madame" au lieu de l'habituel "Mademoiselle". Nous avions été nombreuses à nous en émouvoir.
Heureusement, la dictature du politiquement correct se limite ici aux documents administratifs. Dieu merci, personne n'a encore exigé que le terme "Mademoiselle" ne soit retiré des dictionnaires!
Imaginez un peu Coco Mademoiselle rebaptisé Coco Madame! Aurait-il le même succès auprès des jeunes femmes?
Messieurs, je vous invite à continuer de nous appeler ainsi, et sans retenue s'il vous plait, c'est tellement plus agréable!

dimanche 19 février 2012

Trop, c'est trop

J’ai décidé de ne plus évoquer la situation de la Grèce avec toute personne qui ne parle pas le grec, n’a jamais vécu en Grèce (en effet, je considère qu’un lâcher de touristes de 2 heures dans les échoppes de Plaka ne permet pas de faire le tour de la question grecque), voire ne sait pas situer la Grèce sur une carte.
Les efforts conjugués de nombreux journalistes français et européens pour instiller la haine des Grecs et de la Grèce chez le téléspectateur ou lecteur moyen ont payé. N’attendez donc aucune empathie de leur part. Quand naïvement, vous tentez d’expliquer les violences de ces derniers mois avec en point d’orgue celles de dimanche dernier par un "Les Grecs ont faim", on vous répond invariablement "Mais ils sont fainéants!"
Je déplore qu’aucune chaîne de télévision n’ait jamais jugé utile d’envoyer de correspondant permanent à Athènes, à l’image d’un Maurice Ollivari à Rome, par exemple, qui en plus de nous présenter des reportages liés à des événements de premier plan, nous fait régulièrement partager des tranches de vie pour nous rendre les Italiens un peu moins étrangers. Quelqu’un qui connaîtrait la Grèce de l’intérieur plutôt que d’être dépêché au dernier moment quand cela chauffe, et qui se mêlerait à la foule plutôt que de filmer ses interventions sur son balcon du Grande-Bretagne (palace local). La Grèce, ce "pays mineur" de l’Union européenne du point de vue de nos grands yeux nombrilistes, se trouve pourtant au cœur de l’actualité depuis plusieurs années et je note qu’aucun journaliste ne semble à la hauteur pour rendre compte aux ignorants assis devant leur petite lucarne de la réalité grecque.  
Quand les esprits s'apaisent au cours d'une discussion forcément très animée et que l'on peut placer quelques informations recueillies sur Skype auprès de ses amis grecs et/ou dans la presse grecque [en pagaille (liste non exhaustive) : Les orphelinats font le plein car les parents n’ont plus de quoi nourrir leurs enfants, 50% des jeunes sont au chômage, 1000 nouveaux chômeurs par jour, la Grèce a désormais le même niveau de vie que la Bulgarie, sur une population comptant moins de 11 millions d'habitants, 6,6 millions de Grecs vivent en-dessous du seuil de pauvreté, un pope a collecté 15 tonnes de vivres pour les distribuer aux nécessiteux (nécessiteux : individu occupant un emploi rémunéré ou non ou étant au chômage, voire à la rue, depuis peu), 40% des SDF travaillent, d’ailleurs, maintenant, même de petites mamies grecques se retrouvent à la rue (c’est un phénomène nouveau en Grèce, personnellement, jusqu’en 2008, je n’avais jamais vu de SDF en Grèce), les premiers immigrants (en majorité des Albanais) quittent le pays, beaucoup de Grecs sont candidats à l’exil ("Je cherche du travail partout, même en Pologne. C’est bien la Pologne à côté de ce qu’est devenue la Grèce… "), "la Grèce a fait un bond en arrière de 40 ans" etc.], on me rétorque "Oui, mais la France envoie beaucoup d’argent à la Grèce" (saint Portefeuille, priez pour nous et infligez les pires châtiments à ces paresseux de Grecs sans cesse montrés du doigt au journal télévisé.) Effectivement, mais à quel prix? L’Union européenne s’emploie à sauver la Grèce, malheureusement, il semble que le remède soit pire que le mal. J’ai parfois l’impression que l’Union européenne joue au petit pont massacreur avec la Grèce. Un territoire entièrement ligué contre un petit pays que personne ne connaît et dont fort peu d'individus parlent la langue, un territoire avec des idées bien arrêtées mais peu enclin à se remettre en question face à l’échec cuisant et patent du sauvetage grec entrepris jusqu’ici. Cela me fera une belle jambe, en tant que Française, d’apprendre un jour que la Grèce a été sauvée, si en contrepartie la population qui n’a pas opté pour l’exil a été décimée par la faim ou le désespoir. Je n’approuve pas l’orientation qui a été choisie pour "sauver" (synonymes : couler, enfoncer, détruire, annihiler, éradiquer, abattre) la Grèce, loin s’en faut. L’Union européenne agit à mes yeux tel un pompier pyromane et les conséquences de cet incendie non maîtrisé sont plus pernicieuses que celles des incendies de dimanche dernier, car n’étant pas spectaculaires, elles passent inaperçues.
L’Union européenne m’a beaucoup apporté: j’ai passé un an à Thessalonique grâce au programme Socrates, je suis ravie de ne plus fréquenter les bureaux de change lorsque je voyage dans l’espace européen, sans compter que dans mon métier de traductrice, la monnaie unique m’ouvre plus de portes et facilite grandement les échanges. Il est indéniable que ma vie, privée ou professionnelle, est indissociable de l’Union européenne et je ne voudrais pour rien au monde revenir en arrière. 
Néanmoins, au vu des souffrances endurées par les Grecs (qui paient un lourd tribut à l'incurie pérenne de leur classe dirigeante), j'éprouve, en tant qu'européenne, un sentiment de honte qui va croissant.
Καλό βράδυ σε όλους

mardi 3 janvier 2012

Auguri!

Je vous souhaite une très bonne année 2012!


dimanche 6 novembre 2011

Un papier intéressant

Je vous mets en lien l'excellent article publié par Libération le 29 octobre dernier. Nicolas Bloudanis, historien, y donne toutes les clés pour comprendre la crise grecque. C'est la première fois que je retrouve dans la presse ce que j'ai toujours entendu au travers de mes échanges avec des Grecs. Enfin un article qui se démarque des autres en délaissant le sensationnalisme au profit du fond. Puisse-t-il être lu par le plus grand nombre!
http://www.liberation.fr/economie/01012368435-la-dette-une-affaire-d-etat

jeudi 20 octobre 2011

Le sourire du soir

Je viens de consulter la liste des mots-clés de recherche qui ont attiré de nouveaux lecteurs sur ce blog, une liste classique avec une majorité de demandes de traduction en grec de "joyeux anniversaire", "bon anniversaire", "bonne nuit" etc. Comme cela arrive parfois, un internaute m'a cette semaine régalée d'une perle. Je m'empresse de la partager avec vous:

comment diton je meut l'aive a 7.00 du matin en anglais 

Bonne soirée à tous!

dimanche 7 août 2011

Un article intéressant

Bonjour,
Je tiens aujourd'hui à partager avec vous un bon article du Guardian de la semaine dernière qui a été porté à mon attention par la page Facebook d'AthensAngloInfo.
http://www.guardian.co.uk/world/2011/aug/03/young-educated-greeks-lives
Ce genre d'articles qui retracent assez fidèlement une certaine réalité grecque est relativement rare. Il est particulièrement frustrant pour quiconque connaît un tant soit peu ce pays de lire la presse française ou de voir les reportages qui lui sont consacrés aux journaux télévisés. S'ils n'étaient à ce point affligeants, ça serait vraiment à se taper sur les cuisses. J'ai encore en mémoire ce reportage de France 2 où la journaliste brandissait hargneuse son ticket de bus pour lequel on ne lui avait pas délivré de reçu : "Voyez! Je n'ai pas eu de reçu!", sous-entendant "Sale pays de voleurs!" Pour info, dans ma contrée bretonne, ils ne donnent pas de reçu non plus quand on achète un ticket de bus... Rechercher la cause des maux grecs avec une mentalité française et des préjugés bien ancrés, ça ne marche pas. Se borner à s'étonner que la Grèce ne soit pas un copier-coller de la France et se contenter de s'en offusquer ne fait pas avancer le débat. Au contraire, cela désinforme tous ceux qui prennent pour parole d'évangile ce que l'on veut bien leur donner à lire ou à regarder sans jamais aller au fond des choses ou chercher ne serait-ce qu'un début d'explication au peu d'engouement que les Grecs ont pour leur Etat et leur système fiscal. Pour cela, il faudrait déjà avoir envie de comprendre. Mais il est vrai qu'agiter la peur est bien plus vendeur que de se pencher sur les raisons qui ont amené à la situation présente. Votre traductrice a beaucoup appris sur les Grecs, leur fonctionnement et les raisons de leur défiance à l'égard de l'Etat à force d'échanges très fructueux avec eux (amis, connaissances ou clients, toutes classes sociales confondues). La Grèce est un pays particulièrement difficile à appréhender. Seule une immersion totale de plusieurs années avec une connaissance parfaite de la langue et des contacts noués dans les différentes strates de la société permettent une vision juste et équilibrée de ce territoire complexe. Mais bon, tant qu'on continuera à lire ou à entendre des inepties du genre "Regardez! Ils ne font rien comme nous (nous, parangons de vertu autoproclamés), oh les vilains!", on ira droit dans le mur au niveau approche de ce pays.
Bon dimanche!

dimanche 3 juillet 2011

Instantanés: Rome

lundi 2 mai 2011

Ouille mes oreilles!

Si vous n'avez pas un Iphone, vous avez peut-être un manuel de grammaire à la maison...
Mais comment ont-il pu laisser diffuser un spot pareil? Avec une pauvre faute de grammaire de niveau CE1 qui discrédite totalement l'ensemble. Cette publicité passe en boucle sur BFM TV et m'écorche les oreilles à chaque fois.
Apple a quand même les moyens de faire relire ses traductions, non?

mardi 12 avril 2011

Un nouveau lien: I Heart Athens

Me revoilà avec un nouveau lien:  http://blogs.angloinfo.com/i-heart-athens/. La lecture du blog d'Emmet rappellera certainement aux anciens expatriés et à tous ceux qui vivent encore à Athènes quelques moments cocasses indissociables de la vie athénienne.
Emmet est anglais et livre sans complaisance ses impressions sur son pays d'adoption. C'est toujours bien vu et souvent très drôle. Qui ne s'est jamais fait doubler dans une longue file d'attente par une infâme yiayia? Qui ne s'est jamais demandé pourquoi des traces de chaussures recouvrent-elles communément la cuvette des WC des bars et restaurants? Qui ne s'est jamais étonné de croiser autant d'enfants trop gros dans la patrie du régime crétois? Emmet fait le tour de tout ce qui nous choque ou charme en Grèce.
Ce blog est rafraîchissant et Emmet n'a pas sa langue dans sa poche!

mercredi 2 février 2011

Mots-clés de recherche

Il est toujours intéressant de voir par quels mots-clés certains internautes découvrent ce blog. La semaine dernière, les demandes de traduction en grec étaient largement dominantes. Je constate, en outre, que certaines expressions sont récurrentes. Aujourd'hui, j'ai donc décidé d'en traiter quelques-unes pour que les futurs lecteurs d'un jour ne repartent pas bredouilles...

1) "bonne nuit" : kalinixta/καληνύχτα. Se prononce kalinichta en accentuant la troisième syllabe. Attention, le "ich" ne se prononce ni comme le ich du français "niche" ni comme un k, mais plutôt comme dans l'allemand "ach".
2) "bon anniversaire" : xronia polla (on peut rajouter kai kala)/χρόνια πολλά (και καλά) [on accentue les lettres en gras]
3) "tout va bien" : ola kala/όλα καλά
4)"tu m'obsèdes" : j'aime assez le "de boro na se vgalo apo to mialo mou"/δε μπορώ να σε βγάλω από το μυαλό μου (éviter le g français, en grec, il est beaucoup plus guttural)
5) "ce soir, on se la colle" : apopse pao na kao/Απόψε, πάω να κάω!

Kalo mina et bonne semaine!

mercredi 19 janvier 2011

Qui a updaté son chignon?

Le premier post de l'annnée est dans la continuité du dernier de 2010! Je sais qu'il est facile de se moquer, mais tout comme les traductions effectuées par les sites de traduction automatique, rien ne me fait tant ricaner de bon matin que la lecture des pages beauté de notre féminin national, Elle. Aujourd'hui, je n'ai pas été déçue. Dans le même article, on nous propose de "plumper" (encore lui) le volume, d'"updater" son chignon et de se faire une texture "dry". La prochaine fois que votre amie Nadine aura une petite mine, suggérez-lui d'updater son chignon, elle ne s'en portera que mieux! Parole de Elle!
Bonne année à tous!

vendredi 31 décembre 2010

Dernier post de 2010!

Je suis tombée sur un article du Point hier qui m'a bien amusée. Il dresse, en effet, la liste de tous ces mots franglais qui trustent les colonnes des féminins. Parce que pour la presse féminine, parler français, c'est ringard, enfin out. Ou alors c'est pour casser l'effet de répétition, parce que globalement, depuis 50 ans, tous les lundis, on nous sert la même soupe. Alors, un petit mot anglais et la soupe change de goût! C'est tout comme avant, mais sous un autre nom, c'est beaucoup mieux!
Personnellement, dans la catégorie des mots qui ne veulent pas dire grand chose et qui m'agacent, je mettrais en première position it-bag (n°3 dans la liste du Point) suivi de beautysta. Le plumpy évoqué l'année dernière me donne également de l'urticaire...
Pour se détendre avant le réveillon, voici donc le lien qui récapitule les mots franglais les plus niais de l'Histoire dont on abreuve les lectrices de la presse féminine jusqu'à plus soif (parce que c'est bien connu, avec le cerveau d'une huître, on dépense plus) :
http://www.lepoint.fr/societe/ne-pas-oublier-2010-dix-mots-franglais-nunuches-des-magazines-feminins-30-12-2010-1280562_23.php
Bonne soirée à tous et à l'année prochaine!
Votre traductrice

lundi 8 novembre 2010

Ravie!

Le Goncourt attribué à Michel Houellebecq! J'attendais ça depuis... Les particules élémentaires!
Pour paraphraser les Inrocks, l'injustice est enfin réparée...

dimanche 18 juillet 2010

Aguichage

N'y voyez surtout rien de sulfureux! Ce terme qui n'a pas encore trouvé sa place dans le Petit Robert entre "agui" et "aguichant" doit remplacer le "teasing". Un article du Monde du 7 juillet a présenté divers termes de l'audiovisuel qui ont désormais leur pendant en français. Ainsi, ne dites plus que tel artiste chante en play-back, il faudra s'habituer à regretter que certains chanteurs se produisent "en présonorisation".
En fait, ces recommandations ont paru au Journal officiel dès septembre 2000. J'avoue que cela ne m'avait pas particulièrement marquée à l'époque. Le Monde profite d'une nouvelle publication du ministère de la Culture sur la terminologie de l'audiovisuel pour nous proposer une petite séance de rattrapage.
Une chose me turlupine cependant. En mars, "ramdam" devait supplanter le buzz. Ici, buzz devient "bouche à oreille". C'est à en perdre son latin!

Source:
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/07/07/aguichage-bloc-note-et-presonorisation-les-nouveaux-mots-de-l-audiovisuel_1384764_3236.html

jeudi 20 mai 2010

Asus

Cela va bientôt faire un an que j'ai mon Asus. Cela fait plus de quatre mois qu'il me pose des problèmes. Il s'est transformé en chaudière en janvier. Dès l'allumage, j'avais droit à un bruit assourdissant et il s'en dégageait une chaleur si forte que j'aurais pu envisager une cuisson à la plancha sur mon bureau. Le voyant du disque dur clignotait en permanence. Après quelques échanges stériles avec la hotline et plusieurs formatages "C'est peut-être un virus", mon Asus est finalement parti lundi dernier en révision. Il est revenu hier, le voyant du disque dur clignote toujours. Le bruit de chaudière s'est atténué mais est toujours là, en continu... Le disque dur a été changé. Hier soir, la hotline était prête à récupérer mon portable mais ce matin, j'ai de nouveau eu droit au refrain bien connu: "Formatez-le, c'est peut-être un virus". Puis: "Il nous faut un motif valable pour le renvoyer au SAV". Il me reste un an de garantie, un an pour les convaincre de transformer ma chaudière asthmatique en portable digne de ce nom... Parce que concrètement, je ne peux plus l'utiliser pour travailler, il fait trop de bruit, je n'arrive plus à penser! Déjà que j'appréciais moyennement ma ligne de pixels morts qui mange chaque jour davantage mon écran... Heureusement que j'ai un appareil de secours (silencieux, à température normale, sans rien qui clignote).
J'étais loin d'imaginer qu'un ordi puisse être plus décevant que le Toshiba qui avait déclaré forfait le lendemain de l'expiration de la garantie. Bon, je vous laisse, le décollage de ma chaudière est imminent...